La finance n'est pas le quotidien d'une association. Son quotidien, c'est sa mission : les enfants, les personnes âgées, l'environnement, l'aide aux personnes en difficulté. Le trésorier, souvent bénévole, tient les comptes ; la banque tient les comptes courants et propose des placements. La gestion des réserves, elle, demande une expertise qui n'est ni celle du trésorier ni, tout à fait, celle de la banque.

En une phrase

La banque propose les produits de sa gamme ; un gestionnaire de patrimoine indépendant part des contraintes de l'association (ses dépenses à venir, son horizon, sa mission) et construit une solution à partir d'un choix ouvert de placements.

Ce que fait la banque

La banque reste indispensable : elle tient les comptes, gère les flux et propose des solutions simples pour la trésorerie de court terme. Pour placer les réserves, elle propose les produits de sa gamme. Son conseiller raisonne aussi en équipement : il a pour mission de proposer différents produits de l'établissement.

Ces solutions sont souvent prudentes, ce qui convient à l'argent dont l'association a besoin rapidement. Elles sont moins adaptées aux réserves de long terme dans un contexte d'inflation : un placement qui rapporte moins que la hausse des prix fait perdre du pouvoir d'achat, même si son montant ne baisse pas.

Ce qu'apporte un gestionnaire de patrimoine

Un regard à 360°. Le gestionnaire de patrimoine indépendant n'a pas de gamme à placer. Il part du plan de trésorerie et des engagements de l'association, et construit une solution adaptée, en allant chercher les placements chez différents établissements.

Une analyse des produits. Son rôle est de comprendre en détail chaque produit avant de le recommander : comment il fonctionne, où l'argent est investi, ce qu'on peut en attendre. Chez AXYLIA, chaque produit est ensuite résumé sur une fiche recto-verso, pour que les administrateurs comprennent ce qu'ils valident.

Un suivi dans la durée. Les placements sont analysés régulièrement et ajustés quand la situation de l'association évolue.

Ce qui change quand le client est une association

Avec un particulier, le gestionnaire convainc une personne qui décide seule. Dans une association ou une fondation, la décision est collégiale : c'est le conseil d'administration qui valide. Il faut donc une proposition consensuelle, factuelle, qui apporte la preuve de ce qu'elle avance. Le conseil va être rationnel : il regarde les solutions, qui est derrière, la notoriété et la solidité des établissements.

C'est pourquoi le travail part des chiffres de l'association, ceux du bilan et du compte de résultat. Le gestionnaire doit pouvoir présenter ses arguments techniques au conseil, et le trésorier doit pouvoir les défendre.

Comment se passe un premier rendez-vous

Le gestionnaire présente son cabinet et réalise le parcours réglementaire, obligatoire avant tout conseil. Vient ensuite une discussion technique : à partir de l'existant, il audite la situation et identifie les contraintes, ce qui doit rester disponible et ce qui peut être placé plus longtemps. La solution ne vient pas dans l'instant. Elle peut être esquissée, mais elle arrive après un travail d'analyse. Le trésorier repart avec de premières pistes.

Comment un gestionnaire est-il rémunéré ?

Les modes de rémunération varient : honoraires, pourcentage des actifs conseillés, commissions versées par les producteurs de placements. Vincent Auriac est rémunéré en pourcentage des actifs conseillés, parce que son travail s'inscrit dans la durée, avec des analyses régulières. Quel que soit le mode retenu, l'association doit savoir précisément ce qu'elle paie et à qui : c'est un point à demander dès le premier rendez-vous. Pour aller plus loin sur les frais : les frais de l'épargne en banque.

Cinq questions pour choisir son gestionnaire

  1. Est-il immatriculé à l'ORIAS, et indépendant de tout établissement bancaire ou assureur ?
  2. Accompagne-t-il déjà des associations ou des fondations ?
  3. Part-il de votre plan de trésorerie avant de proposer des placements ?
  4. Peut-il présenter ses propositions au conseil d'administration, avec une fiche claire par produit ?
  5. Comment est-il rémunéré, et combien cela coûtera-t-il à l'association ?

Les gestionnaires du collectif Protection Épargne sont indépendants et signataires d'une même charte. Pour les situations des particuliers, voir aussi faut-il un gestionnaire de patrimoine.

Prolongements