Réseau de mixité en entreprise, podcasts, masterclass sur les femmes et l'argent : partout, le même constat revient, « les femmes ne s'occupent pas assez de leur patrimoine ». Il y a un problème, on est d'accord. « Maintenant, est-ce que le problème, c'est vraiment que les femmes ne s'en saisissent pas, ou est-ce que ce n'est pas plutôt : qu'est-ce qu'on fait concrètement pour leur donner un cadre et des outils pensés pour elles ? »

En une phrase

L'offre classique propose deux voies, tout déléguer à un conseiller ou tout apprendre pour gérer seule. Beaucoup de femmes ne se reconnaissent dans aucune des deux.

Trois raisons de ne pas se reconnaître dans l'offre actuelle

Vouloir comprendre et garder la main. Beaucoup de femmes ne sont pas à l'aise avec l'idée de déléguer complètement la gestion de leur patrimoine. Elles ont à cœur de comprendre exactement ce qu'elles font sur un sujet qui compte autant.

Ne pas se sentir comprise. Face à leur banquier ou à un conseiller plus traditionnel, elles ne se sentent pas toujours accompagnées là où elles en sont, avec leurs questions et leurs contraintes.

Ne pas avoir le temps. L'autre option, se former pendant des dizaines d'heures pour devenir experte et tout gérer seule, n'est pas réaliste quand le temps manque déjà. C'est un vrai sujet pour tout le monde, et particulièrement pour les femmes.

Résultat : faute d'offre qui leur convient, certaines repoussent le sujet. Le frein n'est pas le manque d'intérêt, c'est l'absence d'un cadre adapté.

Et si l'on parlait de matrimoine ?

Le métier s'appelle « conseiller en gestion de patrimoine ». Or « patrimoine » vient du latin patrimonium : les biens hérités du père. Jusque dans les mots, le secteur s'adresse d'abord aux hommes. Le terme « matrimoine », longtemps oublié, revient aujourd'hui pour désigner ce que les femmes construisent et transmettent. Une façon de rappeler qu'un accompagnement pensé pour elles commence par un autre regard.

Une troisième voie : être accompagnée, puis autonome

C'est la voie choisie chez ÉCLAIRÉE Conseil : accompagner la personne dans la définition de ses projets, de ce qu'elle veut faire et du temps qu'elle veut passer à gérer son argent. Puis construire avec elle une stratégie suffisamment simple pour qu'elle n'ait pas besoin d'y passer des heures, et qu'en même temps elle ne soit pas dépendante de sa conseillère tant que sa situation ne change pas.

On repart en ayant compris ce que l'on a mis en place, et en sachant le faire vivre. On revient voir son conseiller lors des grands changements de vie : un divorce, une séparation, un nouveau projet.

Ce qu'il faut chercher chez un conseiller

Un cadre de confiance. Un lieu où l'on se sent écoutée dans ses contraintes, dans ses peurs, dans ce que l'on ne comprend pas ou que l'on n'ose pas dire. C'est la base de tout.

Des attentes calées dès le départ. Elle propose toujours un premier échange gratuit, par téléphone ou en visio, pour vérifier que son approche correspond à ce que la personne attend : par exemple, elle ne gère pas le patrimoine de ses clientes au long cours.

Du temps passé sur vos projets avant les produits. Sa première étape se fait en deux rendez-vous, consacrés à clarifier vos projets, vos contraintes, la façon dont vous voulez gérer votre patrimoine. Vous repartez avec un véritable cahier des charges et une grille de lecture : quand on vous propose un investissement, vous savez dire s'il correspond ou non à ce que vous cherchez.

Une rémunération claire. Chez ÉCLAIRÉE Conseil, la rémunération est uniquement en honoraires, sans commission. L'intérêt est évident, mais ce n'est pas la raison principale : il s'agit d'éviter qu'une cliente ait un jour dans un coin de la tête la question de savoir si une recommandation a été influencée par une incitation financière. Retenez aussi que rien n'est vraiment gratuit : un audit présenté comme gratuit est simplement payé autrement. Pour aller plus loin : les frais de l'épargne en banque.

Cinq questions à poser avant de choisir

  1. Est-il immatriculé à l'ORIAS, et indépendant de tout établissement ?
  2. Commence-t-il par vos projets, vos contraintes et le temps dont vous disposez ?
  3. Vous explique-t-il ce qu'il propose, au point que vous puissiez le refaire vivre seule ?
  4. Comment est-il rémunéré : honoraires, commissions, ou les deux ?
  5. Que se passe-t-il après la mise en place : suivi permanent, ou autonomie avec un rendez-vous lors des grands changements ?

Ne pas rester sans rien faire

Son conseil à celles qui hésitent : y aller, accompagnée ou non, mais y aller. « Il n'est jamais trop tard, mais il n'est jamais trop tôt non plus. » Et si vous ne vous reconnaissez pas dans l'offre actuelle, cherchez : des conseillers travaillent autrement, même s'ils sont encore minoritaires en France. « C'est trop bête de se dire : ça ne me convient pas, donc je ne fais rien. »

Les gestionnaires du collectif Protection Épargne sont indépendants et signataires d'une même charte. Voir aussi : faut-il un gestionnaire de patrimoine.

Prolongements